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Macron avertit que toute atteinte à la souveraineté du Groenland entraînerait des « conséquences en cascade sans précédent »

Crédits de l’image : Titre de l’image: Macron avertit que toute atteinte à la souveraineté du Groenland entraînerait des « conséquences en cascade sans précédent ».  Source : Sora.openai Date, janvier 2026 Attribution: cette image a été créée à l’aide d’une imagerie générée par intelligence artificielle via Sora.OpenAI ne représente pas une scène du monde réel.

Par le Bureau d’Information de l’Open Chronicle

Paris suit avec la plus grande attention l’escalade diplomatique autour du Groenland. Le président français Emmanuel Macron a averti mercredi qu’une violation de la souveraineté de l’île arctique, territoire autonome du Royaume du Danemark, provoquerait des « conséquences en cascade sans précédent » sur la scène internationale.

Selon la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, le chef de l’État s’est exprimé sur le sujet lors d’un Conseil des ministres, dans un contexte marqué par les déclarations répétées de Washington sur une éventuelle prise de contrôle du Groenland.

« Nous ne sous-estimons pas les déclarations sur le Groenland. Si la souveraineté d’un pays européen et allié était remise en cause, les conséquences en chaîne seraient inédites », a déclaré Emmanuel Macron, cité par Bregeon. Elle a ajouté que la France agirait « en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté ».

Coordination diplomatique européenne

Paris ne se contente pas de simples déclarations. D’après la chaîne BFMTV, Emmanuel Macron s’est entretenu la semaine dernière avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen. L’Élysée a également confirmé des discussions en cours avec l’Allemagne et le Royaume-Uni afin d’examiner « la situation et les différentes options » face aux ambitions américaines.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a lui aussi pris la parole devant les députés, mettant en garde contre toute sous-estimation des intentions de l’administration Trump.

« Les intentions de l’administration Trump sont sérieuses et doivent désormais être prises très au sérieux. Il ne faut absolument pas sous-estimer la parole du président américain », a-t-il affirmé, rappelant la « solidarité totale » de la France avec le Danemark et les « autorités légitimes du Groenland ».

Lecornu a également souligné que la France, qui possède elle-même des territoires d’outre-mer, ne peut accepter qu’un précédent soit créé. « Nous ne voulons pas voir la souveraineté d’autres territoires remise en cause, car nous n’accepterions jamais que la souveraineté française le soit », a-t-il déclaré.

Appel à Washington à mettre fin aux pressions

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a appelé les États-Unis à « cesser le chantage » exercé sur Copenhague. Il a indiqué ne pas croire à une intervention militaire américaine, ajoutant que « rien ne pourrait la justifier ».

Le Groenland, situé entre l’Amérique du Nord et l’Europe, attire depuis longtemps l’attention de Washington en raison de sa position stratégique dans l’Arctique et de ses vastes ressources minérales. Le président Donald Trump a affirmé que les États-Unis doivent en prendre le contrôle pour empêcher la Russie ou la Chine d’y accroître leur influence, qualifiant la possession de l’île de « nécessité absolue » pour la sécurité économique américaine.

Le Danemark et le gouvernement groenlandais ont cependant rejeté toute idée de vente ou de transfert de souveraineté, réaffirmant que l’île n’est pas à vendre.

Vers un renforcement militaire danois et allié

Dans ce climat de tension, le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a annoncé mardi un renforcement durable de la présence militaire au Groenland.

« Nous avançons désormais vers une présence plus permanente et plus importante de la défense danoise au Groenland, mais aussi avec la participation d’autres pays », a-t-il déclaré. Il a rappelé que des forces de l’OTAN avaient déjà participé à des exercices sur l’île en 2025 et que cette coopération se poursuivrait en 2026.

Alors que les déclarations américaines se multiplient, l’Europe semble déterminée à afficher un front uni. Pour Paris, Berlin, Londres et Copenhague, la question du Groenland dépasse largement l’Arctique. Elle touche au cœur même du principe de souveraineté et à la stabilité de l’ordre international.

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