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Par Open Chronicle France avec agences
Les autorités françaises ont ouvert une enquête antiterroriste après la découverte d’un véhicule volé contenant des armes de guerre à proximité immédiate de la Grande Synagogue de Sarcelles, au nord de Paris. L’incident a conduit à l’évacuation d’environ 300 personnes samedi soir, tandis que les services de sécurité ont déployé un important dispositif dans le secteur.
Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, les faits se sont produits le 11 juillet aux alentours de 21h30. Les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) et les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été alertés d’une possible menace visant un lieu de culte juif.
Le véhicule suspect, une Toyota retrouvée rue Henri Dunant, se trouvait à environ 500 mètres de la Grande Synagogue de Sarcelles, mais également à proximité d’un cinéma et de plusieurs restaurants.
Un arsenal découvert dans un véhicule volé
Les forces de l’ordre ont découvert que le véhicule était inoccupé au moment de leur intervention. Les premières investigations ont révélé qu’il avait été volé et que ses plaques d’immatriculation avaient été partiellement retirées.
À l’intérieur, les enquêteurs ont retrouvé un fusil d’assaut de type Kalachnikov accompagné de plusieurs chargeurs, ainsi qu’un pistolet Beretta lui aussi chargé.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé qu’une « arme de guerre » avait été découverte dans le véhicule et qu’une enquête était immédiatement en cours afin de déterminer les circonstances de cette affaire.
Le parquet national antiterroriste saisi
Face à la gravité des éléments découverts, le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé l’ouverture, le 12 juillet, d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, ainsi que pour le transport, la détention et l’acquisition d’armes de catégories A et B en lien avec une entreprise terroriste.
Les investigations ont été confiées à plusieurs services spécialisés, notamment la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Sous-direction antiterroriste (SDAT), la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ainsi qu’à la Direction interdépartementale de la police nationale du Val-d’Oise.
Un contexte de vigilance renforcée
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance élevée autour des lieux de culte et des sites sensibles en France, où les autorités maintiennent un niveau important de surveillance face au risque terroriste.
Pour l’heure, aucun suspect n’a été annoncé publiquement et les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine des armes, les personnes ayant utilisé le véhicule ainsi que l’éventuelle préparation d’une action terroriste.
Les autorités n’ont pas confirmé à ce stade si une attaque était imminente, mais les investigations se poursuivent afin d’établir les intentions des auteurs et d’évaluer l’ensemble des ramifications de cette affaire.