Crédits de l’image : Titre de l’image: L’Algérie criminalise le passé colonial français : un vote historique exigeant excuses et réparations Source : Sora.openai Date, décembre 2025 Attribution: cette image a été créée à l’aide d’une imagerie générée par intelligence artificielle via Sora.OpenAI ne représente pas une scène du monde réel.
Par la Rédaction d’Open Chronicle | 29 décembre 2025
ALGER — Dans une atmosphère chargée d’émotion et de ferveur patriotique, le Parlement algérien a adopté à l’unanimité, ce dimanche, une loi qualifiant officiellement les 132 années d’occupation coloniale française (1830-1962) de « crime ». Ce texte législatif, bien que largement symbolique, marque une rupture diplomatique majeure entre Alger et Paris.
Revêtus d’écharpes aux couleurs nationales, les députés ont salué le passage du projet de loi aux cris de « Vive l’Algérie ». Le texte stipule que la France porte une « responsabilité juridique pour son passé colonial en Algérie et les tragédies qu’il a causées ».
Excuses et réparations : un droit « inaliénable »
La nouvelle législation dresse une liste exhaustive des « crimes de la colonisation française », incluant :
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Les essais nucléaires dans le Sahara.
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Les exécutions extrajudiciaires et la torture physique et psychologique.
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Le pillage systématique des ressources naturelles.
Le texte affirme que l’indemnisation complète et équitable pour tous les dommages matériels et moraux est un « droit inaliénable de l’État et du peuple algériens ». En outre, la loi criminalise désormais toute forme de « glorification » du colonialisme français (écrits, vidéos ou actes), sous peine d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans.
Une réaction « hostile » de Paris
Le ministère français des Affaires étrangères a vivement réagi, qualifiant cette initiative d’acte « hostile » et de contre-productif par rapport à la volonté de « calmer les discussions sur les questions mémorielles ».
Bien que le président Emmanuel Macron ait déjà reconnu en 2017 que la colonisation était un « crime contre l’humanité », il s’est toujours refusé à présenter des excuses formelles au nom de l’État français, préférant une politique de « petits pas » mémoriels.
Un contexte de crise diplomatique profonde
Ce vote intervient alors que les relations entre les deux capitales traversent une période de turbulences extrêmes, alimentée par plusieurs facteurs :
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Le Sahara occidental : Le soutien officiel de la France à la souveraineté marocaine sur cette région disputée a provoqué la colère d’Alger, soutien historique du Front Polisario.
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L’affaire Boualem Sansal : La condamnation récente de l’écrivain franco-algérien pour « atteinte à l’unité nationale » a exacerbé les tensions, malgré sa grâce ultérieure.
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La bataille des chiffres : L’Algérie maintient que la guerre d’indépendance a coûté la vie à 1,5 million de personnes, tandis que les historiens français estiment le bilan à environ 500 000 morts au total.
Signification politique du texte
| Aspect | Impact |
| Portée Juridique | Limitée : La loi n’a pas de portée contraignante au niveau international. |
| Portée Symbolique | Forte : Elle sacralise la mémoire nationale comme « non négociable ». |
| Conséquence Diplomatique | Rupture : rend tout dialogue mémoriel avec Paris extrêmement complexe à court terme. |