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Espionnage : la France place deux ressortissants chinois sous enquête formelle

Crédits de l’image : Titre de l’image: Espionnage : la France place deux ressortissants chinois sous enquête formelle Source : Sora.openai Date, Feb 2026 Attribution: cette image a été créée à l’aide d’une imagerie générée par intelligence artificielle via Sora.OpenAI ne représente pas une scène du monde réel.

Par le Bureau d’Information de l’Open Chronicle avec Agences

Les autorités françaises ont franchi une étape judiciaire majeure ce jeudi 5 février 2026, en plaçant quatre individus, dont deux ressortissants chinois, sous enquête formelle. Ils sont soupçonnés d’avoir mené une opération d’interception de données militaires sensibles pour le compte de Pékin depuis le sud-ouest de la France.

L’affaire a débuté le 30 janvier dernier dans le département de la Gironde. Des résidents locaux, intrigués par l’installation d’une antenne parabolique de deux mètres de diamètre sur le toit d’un logement loué via Airbnb, ont alerté la police. Cette installation coïncidait avec des pannes d’Internet inexpliquées dans le voisinage, éveillant les soupçons d’une activité illicite.

Un dispositif sophistiqué d’interception

Lors d’une perquisition menée le lendemain, les enquêteurs de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) ont découvert un système informatique complexe relié à des paraboles. Selon le parquet de Paris, ce matériel permettait de capturer des données satellitaires, notamment en ciblant le réseau Starlink d’Elon Musk ainsi que d’autres « entités d’importance vitale », incluant des communications militaires.

Les deux ressortissants chinois, officiellement enregistrés comme ingénieurs pour une société de recherche spécialisée en équipements de communication sans fil, auraient voyagé en France avec l’objectif explicite de transmettre ces informations stratégiques à leur pays d’origine. Les deux autres suspects sont poursuivis pour leur rôle présumé dans l’importation illégale de ce matériel de haute technologie.

Des enjeux de sécurité nationale

L’enquête judiciaire, confiée à la section cybercriminalité du parquet de Paris, porte sur des chefs d’accusation graves, notamment la « livraison d’informations à une puissance étrangère » susceptible de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Ce délit est passible d’une peine allant jusqu’à 15 ans de prison.

À ce stade, deux des suspects ont été placés en détention provisoire, tandis que les deux autres ont été laissés sous contrôle judiciaire. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue en Europe face à la multiplication des tentatives d’espionnage attribuées aux services de renseignement chinois.

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