Crédits de l’image : Titre de l’image: Trump menace la France d’une taxe de 200 % sur le vin et le champagne pour forcer l’adhésion au « Conseil de Paix » Source : Sora.openai Date, janvier 2026 Attribution: cette image a été créée à l’aide d’une imagerie générée par intelligence artificielle via Sora.OpenAI ne représente pas une scène du monde réel.
Par le Bureau d’Information de l’Open Chronicle
DAVOS / MIAMI – Le président des États-Unis, Donald Trump, a intensifié son offensive diplomatique et commerciale contre Paris en menaçant d’imposer une taxe douanière massive de 200 % sur les vins et champagnes français. Cette mesure vise à faire pression sur le président Emmanuel Macron pour qu’il rejoigne le nouveau « Conseil de Paix » (Board of Peace), une initiative américaine destinée à superviser la reconstruction et la gouvernance de la bande de Gaza.
S’exprimant devant des journalistes à Miami avant de s’envoler pour le Forum économique mondial de Davos, Trump n’a pas mâché ses mots à l’égard de son homologue français : « Personne ne veut de lui parce qu’il va bientôt quitter ses fonctions », a-t-il ironisé, faisant référence à la fin du mandat de Macron en 2027. « Je vais mettre une taxe de 200 % sur ses vins et ses champagnes, et il rejoindra le conseil. Mais il n’est pas obligé de le faire. »
Une structure parallèle aux Nations Unies
Le « Conseil de Paix », que Trump souhaite formaliser cette semaine à Davos, suscite une vive inquiétude au sein de la communauté internationale. Beaucoup y voient une tentative de Washington de créer une structure parallèle venant concurrencer les Nations Unies, une organisation que le président américain critique régulièrement.
La France, par la voix de l’Élysée, a déjà laissé entendre qu’elle ne comptait pas répondre favorablement à l’invitation, estimant que le rôle de l’ONU ne doit pas être évincé dans la résolution du conflit au Proche-Orient. En réponse à ce refus, Trump a également divulgué un message privé de Macron suggérant l’organisation d’un sommet du G7 pour discuter des désaccords, notamment sur la question du Groenland.
Un secteur clé pris en otage
Le secteur viticole français, véritable fleuron national, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’un bras de fer géopolitique. Les États-Unis représentent le premier marché d’exportation pour les vins et spiritueux français, avec des expéditions s’élevant à 3,8 milliards d’euros en 2024.
La ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, a vivement dénoncé une « menace inacceptable » et une forme de « chantage économique brutal ». Elle a appelé l’Europe à prendre ses responsabilités et à activer ses instruments anticoercition pour protéger ses intérêts commerciaux face à ce qu’elle qualifie de « déclaration hostile ».
Des tensions qui s’accumulent
Cette nouvelle menace tarifaire s’ajoute à une liste croissante de contentieux entre Washington et l’Europe, incluant les velléités de Trump sur le Groenland et ses critiques envers l’OTAN. À Davos, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exhorté l’Europe à rester unie et indépendante face à ces pressions, affirmant qu’il est temps de construire une « Europe souveraine ».
Alors que les marchés financiers réagissent déjà avec nervosité, les actions de grands groupes comme LVMH ayant chuté dès l’annonce, le duel entre Macron et Trump semble entrer dans une phase d’escalade dont les conséquences économiques pourraient être majeures pour les deux rives de l’Atlantique.